Inutile de le répéter une fois de plus, le Roi de la pop n'est plus. Pourtant, la carrière de la star incontestée Mickael Jackson avait à peine redémarré, avec une cinquantaine de concerts prévus dans les semaines qui viennent. Mais c'est aussi l'occasion de sortir un jeu vidéo à l'éfigie du chanteur, notamment sur Nintendo Wii. Alors qu'on n'en savait déjà pas plus avant la mort du chanteur, le doute s'installe d'autant avec l'évènement tragique de ces jours.
Aucune source fiable ne saurait confirmer ou contredire le développement de ce titre, dont on présage évidemment un contenu musical voire sportif. Mais le flou qui entoure cet hypothétique jeu, tout comme le flou sur la vedette elle-même, ne laisse aucune chance de savoir si oui ou non le studio de développement est toujours au pas de charge. Ce serait sans doute une chance sans égal de dévoiler l'ultime produit dérivé du succès Mickael Jackson. Il semble évident que dans une perspective commerciale, un tel jeu s'annonce comme un coup marketing qui pourrait rapporter très gros.
Ce n'est pourtant pas la première fois que Mickael Jackson a son jeu vidéo à lui seul : Moonwalker, de Sega, avait été développé en 1990 avec l'aval de la star sur la console Megadrive et sur arcade. Actuellement, le jeu peut se trouver sur eBay jusqu'à 400 dollars. Toutefois, les responsables de Sega ont clairement rejeté l'idée d'une réédition de Moonwalker, pour des raisons légales et pour les raisons morales, toujours dans l'idée de ne pas amasser de l'argent sur le décès de Mickael Jackson.
Les lapins crétins aussi rendent hommage à la star
Après quelques longs jours d'absence, Passion Wii est à nouveau de retour, plus frais que jamais. C'est l'occasion aujourd'hui de concrétiser un projet pensé depuis des mois : l'émission Playset. Désormais, régulièrement sur Passion Wii des vidéos-tests seront proposés par une équipe de choc. Olivier, notre expert vidéoludique, s'attelera à décortiquer les jeux Wii en compagnie d'un novice du jeu en question.
Rémi et Olivier vont donc pour le premier Playset vous faire découvrir le jeu Let's Tap, qui vient de sortir la semaine dernière. Un jeu au concept original, qui exploite une nouvelle fois les diverses possibilités de la Wiimote. Sans plus attendre, découvrez Let's Tap avec Passion Wii !
Maintenant que l'E3 2009 est fini, l'heure est au bilan. Un bilan plutôt agréable, si l'on se souvient des médiocres années précédentes. Quoiqu'il en soit, il y a eu de la satisfaction, il y a eu quelques déceptions, et toujours quelques questions en attente. La HD est encore l'un de ces mystères que Nintendo veut préserver jusqu'au bout. Le président de Nintendo, Satoru Iwata, en fait encore la démonstration.
Iwata déclare donc très directement : "En ce qui concerne la Wii, nous n'avons pour le moment pas encore trouvé de raison valable pour la doter d'une compatibilité HD. Quel sens pour les utilisateurs ? Je ne pense pas que nous devrions le faire, à moins de trouver cette raison".
Bref, pas de Wii HD. Alors que faudrait-il, à quelle formule magique BigN réagirait-il ? Probablement un parc de téléviseurs HD bien installé dans la population. Or justement, la HD progresse ! Il y a quelques jours, une étude française a porté sur les ventes de TV HD. Déjà plus de 3,8 millions de foyers en possèdent un, soit une croissance de 70% cette année.
Peut-être serait-ce donc la volonté des joueurs qui doit s'exprimer. Là les choses sont plus difficiles. Comment un utilisateur de Wii Fit pourrait-il réclamer la haute définition pour son jeu de sport préféré ? Le jeu gamer est désormais synonyme de qualité graphique. Nintendo a décidé de faire l'inverse. Si on suit la logique, tant que la société au plombier moustachu reste dans la voie qu'elle a emprunté, aucun moyen de passer en HD. Et puis revient l'éternelle question : a-t-on vraiment besoin de tout voir en haute définition ?
A faire des commentaires qui en disent long, on dirait que Capcom imite Nintendo. C'est sûrement la recette du succès. Ainsi, Resident Evil 5 pourrait effectivement débarquer sur Wii. Et c'est même très probable et attendu. C'est en tout cas ce que l'on peut facilement déduire des propos du chef financier de chez Capcom, Kazuhiko Abe, relayé par le site Kotaku. Celui-ci explique son ambition de porter des jeux de consoles concurrentes sur Wii.
En soulignant sa surprise de voir les chiffres de ventes de Resident Evil 5 sur Xbox 360 et PS3 au-delà de ses espérances (auquel cas on peut se demander ce qu'il attendait vraiment), Abe déclare que "nous n'avons pas décidé si nous le ferons ou ne le ferons pas". Il parlait bien sûr d'adapter des jeux Xbox et PS3 sur Wii, mais c'est sans doute à Resident Evil qu'il pensait le plus. La réplique a donc le mérite d'être claire : Capcom ne veut pas dire que RE5 sera sur Wii, mais l'intention y est.
Monsieur Abe ajoute ensuite que "jusqu'à maintenant, après avoir sorti nos jeux PS3 et Xbox 360, nous les avons apporté sur Wii. En gros, c'est cette approche que nous pensons prendre". On imagine d'ores-et-déjà à Dead Rising qui a entamé cette "approche". Resident Evil 5 devrait donc suivre prochainement, et ces chiffres si inattendus par Capcom ne font qu'encourager le mouvement. Il faudra donc s'attendre à une déferlante de portages. Peut-être à l'E3 ? A l'heure où l'on critique les adaptations-bateau sur les consoles moins puissantes, Capcom va clairement à contre-courant.
Curiosité ou fake, en tout cas cela vaut de jeter un petit coup d'oeil et d'apprécier ce que certains fans peuvent faire lorsqu'ils s'ennuyent. Il s'agit d'une imprimante qui est capable de reproduire la musique officielle de Mario Bros. Si seulement on connaissait la recette, nos cartouches d'encre se videraient rapidement...
Musicalement, je préfère quand même allumer la console !
La presse va plus vite que les salons. L'E3 2009 n'aura pas le temps de faire les premières révélations sur Red Steel 2 : Ubisoft laisse déjà filtrer quelques informations - non sans intérêt - dans le dernier numéro du magazine Nintendo Power. Après un premier Red Steel un peu décevant, sorti au lancement de la console Wii et en exclusivité sur celle-ci, les développeurs français de Ubisoft à Montreuil ont décidé de revoir leur copie.
Red Steel 2 ne ressemblera donc plus à ce qu'on connait de lui. Les rares images qui avaient été diffusées il y a quelques mois sont apparemment à oublier. Le jeu devrait se baser sur des graphismes en cel-shading. Les connaisseurs de l'adaptation de la bande dessinée XIII devraient s'y reconnaître. Avec 60 images par seconde, il n'y a pas à s'inquiéter sur la fluidité de l'aventure.
En ce qui concerne l'aventure elle-même, le héros commencera dans une ville dénommée Caldera. Il s'agirait d'une sorte de mélange entre Tokyo et la ville de Reno, au Nevada. L'ambiance sera tournée très largement vers l'occident, contrastant avec le premier Red Steel qui confond agréablement décor américain et Japon d'antan. Le jeu ne sera pas ouvert à la manière d'un GTA, mais il sera tout de même possible de parvenir à l'objectif de différentes façons. Des quêtes annexes et des collections seront disponibles. Certains terrains évolueront au cours du jeu : le joueur pourra y revenir en découvrant de nouvelles portes et accès cachés.
Autre révélation, même si elle s'avère prévisible et attendue, l'arrivée du Wii Motion Plus. Pour l'anecdote, Ubisoft aurait justement changé radicalement le style du jeu après l'annonce du Wii Motion Plus par Nintendo. Si les développeurs réussissent leurs ambitions, le maniement du katana et du gun n'en seront que plus réalistes. D'ailleurs, les combats incluront simultanément armes blanche et à feu. Le combat au sabre sera nettement privilégié. Toutefois rien de très violent, puisque Ubisoft espère rester à la classification +16 ans (équivalent du Teen aux Etats-Unis).
Par contre triste nouvelle pour les amateurs de parties entre amis, Red Steel 2 ne comportera pas de mode multijoueurs. Une nouvelle d'autant plus étonnante que l'un des points fort du premier volet était justement le mode multi en écran splitté. Les développeurs se justifient en nous promettant un mode solo à couper le souffle. Reste à prouver toutes ces bonnes choses du 2 au 4 juin prochain, où Ubisoft attend de pied ferme les journalistes à Los Angeles. Quant à la sortie, ce sera pour la fin de l'année.
Derrière ce titre quelque peu raccoleur vient se cacher un soulagement pour les joueurs et les professionnels du jeu vidéo : l'E3 2009 ne sera pas annulé à l'heure qu'il est. Ce sont les organisateurs de l'Entertainment Software Association qui ont confirmé que la propagation du virus ne devrait pas empêcher la bonne tenue du salon à Los Angeles, du 2 au 4 juin prochain.
"L'expo E3 2009 progresse comme prévu" a déclaré le porte parole de l'ESA, Dan Hewitt. Il ajoute que "les officiels de la santé publique prennent toutes les mesures appropriées et nous continuerons de suivre leurs directives. Nous nous attendons à un grand évènement et vous espérons vous retrouver à Los Angeles en juin".
Il faut rappeler que la cité des anges se trouve à quelques dizaines de kilomètres seulement du Mexique. Le Mexique voit se propager à grande vitesse les cas de grippe, et les lieux publics sont pour la plupart fermés. Et pour la Californie est le troisième Etat américain où la propagation est la plus dangereuse, du fait de la densité de population. L'organisation d'un salon semble donc très risquée, à l'heure où l'infection progresse aux Etats-Unis.
Les organisateurs de l'E3 veilleront donc au grain et prendront les mesures nécessaires en fonction de la situation. Espérons que dans un mois l'épidémie cessera, et le monde entier sera aux portes d'éditeurs tels que Nintendo, Capcom, Konami, Namco, Sega, ou encore Square-Enix et Ubisoft. Plus de 150 exposants ont d'ailleurs confirmé leur venue à l'E3 2009 qui promet d'être beaucoup plus riche que les années précédentes.
Pas si facile que ça de développer un jeu sur WiiWare. En tout cas pas autant que le promettait Nintendo à la sortie du service, il y a presque un an. C'est en tout cas ce qu'a dévoilé Simon Carless, rédacteur chez Game Developper magazine et Gamasutra, et accessoirement expert en jeux dits indépendants. Après avoir analysé les services de téléchargement cinq plateformes actuelles, il a remarqué que les petits développeurs qui souhaitent publier leur oeuvre sur WiiWare ne sont pas gâtés.
Nintendo aurait en effet mis en place un système de rémunération assez peu confortable, qui consiste à ne verser des revenus aux développeurs que si leur jeu a dépassé un certain nombre de téléchargements (qui varie selon le territoire). Tant que le seuil n'est pas dépassé, le créateur n'a droit à aucune rémunération pour sa publication. Non seulement Nintendo prend systématiquement 30% des recettes de toutes les ventes, mais si le jeu n'est pas un succès, alors il empoche la totalité des quelques recettes de ces faibles ventes. Rude sort lorsqu'on ne s'appelle pas Lost Winds ou Final Fantasy.
Difficile alors de contourner cet obstacle, surtout quand les chiffres de ventes ne sont pas rendus publics pour tous les jeux WiiWare existants, soit bientôt une centaine de titres différents, mais uniquement pour les 12 meilleures ventes. Rien n'est fait d'ailleurs pour aider les petits développeurs à émerger du lot constamment agrandi de jeux téléchargeables : ni publicité, ni démo, que du bouche à oreille. Difficile donc de constater de bonnes ventes sur une ou deux semaines seulement après la sortie. Qui plus est, la concurrence est rude avec les 286 jeux Virtual Console.
Il est probable qu'à l'heure actuelle, près de 30 millions de téléchargements ont été effectués sur WiiWare. Mais le chiffre est illusoire quand on y regarde de plus près : d'après Simon Carless, 60% des jeux WiiWare sont téléchargés entre 2000 et 10.000 fois, 30% de 15.000 à 30.000 fois, et seulement 10% des jeux WiiWare parviennent au score de 40.000 à 250.000 téléchargements. Preuve est donc que le service WiiWare a encore quelques progrès à faire.
Le monde du jeu vidéo est parsemé de débats : confrontation N64/Playstation, mort programmée de Sega, la destinée de Nintendo avec l'échec de la Gamecube, l'arrivée de Microsoft sur le marché, le duel Nintendo/Sony, et bien évidemment l'importance de la puissance des consoles. Dans tous ces vastes débats, tous se réfèrent à des marques, à la concurrence. Mais depuis quelques temps, un nouveau pointe son nez sur les forums de la toile, une question récurrente et sujette à de vives interrogations : où est passée la créativité ?
Nintendo a essayé d'y répondre avec la DS, puis la Wii. D'autres l'ont fait avant. Sony lui-même a veillé à ce qu'un bon nombre d'éditeurs viennent travailler sur ses consoles pour tenter de monopoliser tous les genres et tous les styles. Alors où se trouve cette créativité ? Les connaisseurs rappelleront l'existence de jeux tels que Okami, un jeu de qualité mais qui est resté vraiment discret.
C'est peut-être cette discrétion qui a masqué la réalité, qui a fait croire que le jeu s'uniformise. Les jeux WiiWare viennent peut-être sauver cette fausse idée. Tout développeur peut produire son jeu, et demander à Nintendo de le diffuser. Mais la création de bons jeux reste relativement chère, et les débouchés risqués. Le problème se déplace alors : ce n'est pas la créativité qui manque, mais les moyens. Or sans créativité, peu de recettes, et donc peu de moyens.
Personne ne s'en souvient, et dommage d'ailleurs, mais un jeu original et pourtant très discret (encore un) a débarqué sur Super Nintendo : « Gorby no Pipe Line Disakusen », un jeu où il faut incarner Gorbatchev, le secrétaire général du parti communiste soviétique ! Ce n'est pas une blague, la politique c'est aussi en jeu vidéo. Sorti uniquement au Japon, ce Tetris-like demande à construire des pipe-lines pour acheminer les ressources vers l'URSS. En tout cas l'idée s'avère atypique. Créativité ou non, c'est encore un débat.
"La Wii traverse au Japon son passage le plus difficile depuis sa commercialisation", a reconnu Satoru Iwata, le président de Nintendo, lors d'une séance de presse la semaine dernière. Satoru Iwata a ainsi avoué que les ventes de sa console de salon avaient faibli ces derniers temps au Japon. En revanche il a fermement exclu une baisse de prix destinée à relancer les ventes.
Nintendo ne prévoit pas de rentrer dans le jeu de la baisse des prix, qui consisterait à suivre la PS3 et la Xbox 360 pour attirer de nouveaux joueurs qui hésitaient sur le prix de la machine. En évitant la guerre technologique, BigN veut cette fois-ci contourner la guerre tarifaire. "Les conditions actuelles du marché japonais ne sont pas celles que nous aimerions", a ajouté le patron de la firme. Mais il indique que la console séduit toujours autant les foyers.
Nintendo n'a effectivement pas besoin de supplier les derniers réticents à la Wii : plus de 8 millions de Wii se sont déjà écoulées au Japon, un pays peuplé de près de 50 millions de foyers. L'effet de crise n'est probablement pas pour rien, et il serait peut-être plus judicieux pour Nintendo d'attendre que le marché soit relancé : en baissant les prix maintenant, Nintendo ne pourrait plus faire marche arrière et remonter plus tard le prix de vente, lorsque le marché sera plus vigoureux.
"La vitesse avec laquelle les gens se lassent des nouveautés est plus rapide au Japon que dans les autres régions", a souligné M. Iwata. Pour la première fois depuis novembre 2007, les ventes de PS3 ont surpassé celles de la Wii au Japon. Mais la Wii garde une longueur d'avance très importante sur l'ensemble de l'année. Le Japon faiblit côté Wii, il faudra compter maintenant sur l'Europe et les Etats-Unis... ou bien compter sur la DSi.
Dans la rubrique humour, une certaine vidéo a pas mal tourné sur le Net cette semaine : "Shii", la nouvelle console pour les filles ! Marre de voir jouer que les garçons, la féminité prend sa revanche dans diverses activités typiques du sexe faible. Repassage, épilation, bavardage au téléphone... la Shiimote est l'accessoire à tout faire.
Quand le plus grand moteur de recherche au monde innove, c'est sans doute pour faire plaisir à ses utilisateurs. Depuis quelques jours, c'est au tour du public des joueurs de s'approprier la page iGoogle, qui permet de créer une page personnalisée en ajoutant des "widgets" (news, météo, jeux...). Pour ceux qui ne connaissent pas encore, je ne saurais que conseiller de taper "igoogle" dans Google, la recherche ne devrait pas être compliquée à mon avis.
iGoogle permet non seulement de personnaliser sa page, mais aussi de choisir l'en-tête de notre choix, parmi une vaste liste de thèmes, il y en a pour tous les goûts. Mais la grande nouveauté du moment est l'apparition d'une catégorie pour gamers, avec des à l'effigie de nombreux jeux vidéo. De Nintendo à EA, en passant par Capcom et Activision, la palette ne devrait pas s'épuiser avant un bout de temps : Mario, Zelda, Donkey Kong, Wii Sports, Animal Crossing, mais aussi Guitar Hero, World of Warcraft, Sims 3, Tomb Raider, Fifa 09, ou encore Street Fighter. La liste n'est même pas complète.
Et pour les indécis tant le choix est grand, le thème Game of the Day propose un thème de jeux différent chaque jour. Sans plus attendre, rendez-vous sur la page des thèmes de jeux vidéo disponibles, ou bien la vidéo démonstration de Google :
... Mais n'a rien envie de dire. Voilà comment on pourrait qualifier la situation actuelle. Une situation pleine d'effervescence, puisque tous les grands de chez Nintendo ont leur petit mot à dire. Bien entendu, on ne saura toujours rien. Mais l'envie de faire impatienter les joueurs est encore une stratégie qui est en train de se dérouler sous nous yeux. En voici des exemples.
Reggie Fils-Aime, le Président de Nintendo of America, annonce qu'on pourra s'attendre à du lourd à l'E3 2009 : "Ce que je peux vous dire, c'est que ça arrive. C'est ce à quoi sert l'E3. Nous vous présenterons le retour de force du calendrier marketing et tout le contenu que nous allons mettre sur le marché à ce moment-là. Ce que je peux vous dire : soyez là ! Nous aurons du gros contenu à partager".
Les vrais habitués du salon, ceux qui guettent chaque été sur le Net la moindre nouvelle en provenance de Los Angeles, resteront probablement sceptiques à cette idée. Nintendo disait la même chose l'année dernière, il n'y a rien eu. Bref, du 2 au 4 juin prochain, il paraît que c'est le moment où jamais de tout savoir. L'espoir faire vivre, donc ne désespérons pas.
Reggie n'est pas le seul maître en matière de discrétion. Shigeru Miyamoto travaille dans la même boite, il connait les mêmes règles du jeu. En voici la preuve dans quelques extraits choisis dans un long monologue du papa de Mario : "Je pense que je voudrais essayer faire quelque chose de plus unique. [...] Personne ne sait comment sera la prochaine génération, mais il est facile de penser à la clientèle comme le principal axe. [...] Les gens ont déjà acheté la machine, donc je veux l'utiliser, autant que je le peux."
Attention, pour les gamers la déception n'est pas très loin : "Je pense que nous allons être en mesure de faire une série d'annonces de cette année. Je pense que c'est vraiment intéressant, de consacrer d'énergie à comprendre ce que nous pouvons fournir à nos clients. Je veux faire des jeux fun et intuitifs qui n'ont jamais été faits auparavant.[...] De ce point de vue, je pense que nous avons besoin de plus de jeux phare comme ça. [...] Nous faisons Mario et Zelda aussi, bien sûr, ne vous inquiétez pas."
Nintendo ne saurait donc plus où donner de la tête, entre jeux casual et grands classiques. Mais la balance semble pencher en faveur du nouveau public de Nintendo. Et savoir que tout a commencé avec Nintendogs sur DS. En attendant on ne sait toujours pas grand chose. N'oublions pas, comme dit Reggie, que... "ce que je peux vous dire, c'est que ça arrive." La vraie question, c'est : qu'est-ce qui arrive ?
La Game Developers Conference 2009, qui se tient actuellement à San Francisco, recèle comme prévu de riches nouvelles. Une fois n’est pas coutume, parlons de la concurrence. Car c’est là une véritable concurrente à la Wii qui se profile à l’horizon : Zeebo.
Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, la France gardera ses « traditionnelles » trois consoles de salon. En Europe la concurrence est d’ailleurs beaucoup trop rude, bien que menée largement par Nintendo, pour qu’une autre console arrive dans la bataille. Non, Zeebo ne concernera que les pays émergents, tels que le Brésil, la Chine, l’Inde, ou encore la Russie.
Mais qu’est-ce au juste la console Zeebo ? Physiquement, difficile à dire. Un mélange entre Wii, Xbox 360, et PS3… ou de PS2… bref, c’est une autre console mais qui a des airs de déjà-vu. Normal, vu qu’elle s’adresse à un public n’ayant pas toujours les moyens de s’offrir la dernière console tip-top high-tech HD. Pourtant, la machine embarquera un processeur graphique à 528 MHz, 128 + 32 Mo de RAM, 1 Go de mémoire flash. La console permettra par ailleurs un affichage honorable en 640x480, et l’on pourra y connecter jusqu’à trois périphériques par USB et une carte flash.
Côté software, il y a aussi du changement. Un changement inspiré bien sûr de ce qui se fait déjà chez les autres. En effet les jeux seront uniquement disponibles en téléchargement, comme à la manière d’un WiiWare. Le constructeur brésilien y voit un double avantage : d’une part le coût de fabrication d’un jeu sur disque n’existe plus, et d’autre part cela empêche de pirater les jeux puisque aucune gravure ou transfert n’est envisageable, du moins jusqu’à ce qu’une astuce ne soit découverte par les pros en la matière.
Plusieurs éditeurs tiers soutiennent d’ores et déjà la nouvelle console : Capcom, EA Mobile, id Software, Gameloft, THQ, Vivendi, Sega, Namco… Il y en aura donc pour tous les goûts, mais les joueurs ne pourront évidemment pas s’attendre à trouver du Nintendo ou du Sony. Quatre jeux seront déjà installés : FIFA 09, Need for Speed, Brain Challenge, Prey Evil et Quake. Un cinquième jeu au choix sera offert lors de l’achat de la console, parmi des titres tels que Quake 2, Tekken 2, Street Fighter Alpha, Resident Evil 4, Virtua Tennis, Crazy Taxi, Duke Nukem, ou encore Ridge Racer.
Parlons prix enfin. La console elle-même devrait être sous la barre des 200 euros. Au Brésil, pays natal de Zeebo, la console coûte 599 réals, c'est-à-dire l’équivalent de 196 euros. C’est donc moins que toutes les consoles de salon neuves, de quoi battre concurrence. Même constat pour les jeux : comptez entre 7 et 30 réals, soit entre 2 et 10 euros environ. Nintendo et compagnie auront du souci à se faire.
Amateurs de WiiWare et de Console Virtuelle, Nintendo en veut à votre porte-monnaie. L’entreprise qui ne connaît pas la crise pense visiblement qu’il en va de même pour tous. Petit rappel : le 3 avril prochain, les fameux Wii Points, qui servent à acheter du contenu téléchargeable sur Wii, vont se transformer en Nintendo Points. Pourquoi ce changement ? Tout simplement à cause de l’arrivée du DSiWare, qui permettra de télécharger des jeux DS. Il fallait donc bien universaliser la monnaie d’échange, c'est-à-dire ces fameux « points » qu’il est possible d’acheter dans les boutiques de jeux ou bien sur Internet.
Et c’est là que survient le malaise : les cartes Nintendo Points, qui seront disponibles dès le 3 avril chez tous les vendeurs de jeux, verront leur prix augmenter sensiblement par rapport aux cartes Wii Points qui sont encore vendues actuellement. J’ai bien parlé des cartes vendues chez les commerçants, et la distinction est essentielle car les cartes vendues sur le web restent à leur prix initial, au moins pour le moment.
C’est ainsi que la carte de 2000 points, qui coûtait environ 20 euros, se retrouve facturée… pas moins de 25 euros, soit une augmentation de près de 25% par rapport au prix initial. Autrement dit, pour chaque euro dépensé, le joueur n’obtiendra que 80 points au lieu de 100. Et comme la tendance sur la boutique Wii est de proposer les jeux au prix fort, notamment pour les jeux WiiWare, la surtaxe devrait rapidement se faire sentir.
Restent deux solutions : faire confiance en Internet, ou se dépêcher de faire des stocks de points avant qu’il ne soit trop tard, cette dernière solution étant vivement conseillée pour les gros consommateurs de points. Les cartes vendues sur les sites Internet pourrait aussi - qui sait - ne pas tarder à suivre l’inflation. Le Japon semble pour l’instant le moins touché par le phénomène, puisque la carte de 1000 points coûte 991 Yen, soit l’équivalent de 7,74 €. A chacun son astuce pour économiser quelques euros.
Crise ou pas crise, Nintendo est véritablement le seul à pouvoir maîtriser le prix de ses produits. Et l’arrivée du DSiWare n’arrangera pas les choses. A moins que, soyons fous et idéalistes, un boycott fasse prendre conscience à BigN que la situation n’est pas si propice aux inflations inopinées de cette envergure.
"L’exemple de Kill Bill est frappant : il s’agit d’un film de nerd avec du sang, mais il a été finalement très grand public parce que le film asiatique de sabre est quelque chose qui est rentré dans les moeurs."
Le monde du jeu vidéo est parsemé de débats : confrontation N64/Playstation, mort programmée de Sega, la destinée de Nintendo avec l'échec de la Gamecube, l'arrivée de Microsoft sur le marché, le duel Nintendo/Sony, et bien évidemment l'importance de la puissance des consoles. Dans tous ces vastes débats, tous se réfèrent à des marques, à la concurrence. Mais depuis quelques temps, un nouveau pointe son nez sur les forums de la toile, une question récurrente et sujette à de vives interrogations : où est passée la créativité ?
Nintendo a essayé d'y répondre avec la DS, puis la Wii. D'autres l'ont fait avant. Sony lui-même a veillé à ce qu'un bon nombre d'éditeurs viennent travailler sur ses consoles pour tenter de monopoliser tous les genres et tous les styles. Alors où se trouve cette créativité ? Les connaisseurs rappelleront l'existence de jeux tels que Okami, un jeu de qualité mais qui est resté vraiment discret.
C'est peut-être cette discrétion qui a masqué la réalité, qui a fait croire que le jeu s'uniformise. Les jeux WiiWare viennent peut-être sauver cette fausse idée. Tout développeur peut produire son jeu, et demander à Nintendo de le diffuser. Mais la création de bons jeux reste relativement chère, et les débouchés risqués. Le problème se déplace alors : ce n'est pas la créativité qui manque, mais les moyens. Or sans créativité, peu de recettes, et donc peu de moyens.
Personne ne s'en souvient, et dommage d'ailleurs, mais un jeu original et pourtant très discret (encore un) a débarqué sur Super Nintendo : « Gorby no Pipe Line Disakusen », un jeu où il faut incarner Gorbatchev, le secrétaire général du parti communiste soviétique ! Ce n'est pas une blague, la politique c'est aussi en jeu vidéo. Sorti uniquement au Japon, ce Tetris-like demande à construire des pipe-lines pour acheminer les ressources vers l'URSS. En tout cas l'idée s'avère atypique. Créativité ou non, c'est encore un débat.