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 Worms : L'Odyssée Spatiale

Rares sont les jeux de stratégie ayant vécu une carrière semblable à celle des Worms. Les asticots de l’espace se seront ainsi propagé sur près de vingt consoles différentes, allant de l’Amiga à la PSP, en passant par l’incontournable PC et ses neuf titres, pour parvenir aujourd’hui sur Wii dans un volet baptisé L’Odyssée Spatiale. La formule reste inchangée, mais le contenu innove. Voyons donc ce que ce nouveau Worms a dans le ventre.

Comme son nom l’indique, Worms : L’Odyssée Spatiale se déroule entièrement dans l’espace. Le scénario est simple : ces vers de terre que sont les Worms ont subi un malheureux crash sur une terre spatiale inconnue, et doivent rassembler toutes les pièces du vaisseau pour pouvoir revenir de là où ils viennent. Les possesseurs de la défunte console Gamecube se souviendront probablement d’un certain Pikmin de Nintendo, dont l’esprit est un peu le même. Les lombrics du groupe sont au nombre de quatre. Tout le but sera donc de les contrôler avec ingéniosité pour mettre à néant le groupe adverse qui se dresse sur votre chemin.

L’humour est comme toujours de mise, et ce serait étonnant de trouver un Worms dénué de tout soupçon de rigolade lorsqu’on retrouve les asticots armés de grenades et de bazookas jusqu’aux dents. A noter qu’ici les armes ont légèrement changé pour s’adapter à l’univers suborbital. Légèrement changé, mais de nom plutôt, car on retrouve l’essentiel de ce qui a fait la gloire de la série. Ainsi, l’atomiseur n’est rien d’autre qu’une dynamite, tandis que l’exploseur se trouve être un fusil laser. Chacune des armes est donc renommée à la sauce science-fiction, mais les amateurs de Worms n’y verront pas grande différence.

Les développeurs de la Team 17 nous proposent finalement six univers différents, chacun d’entre eux comportant des thèmes visuels propres et des musiques appropriées à l’ambiance du terrain. Si l’on finit par connaître assez rapidement la géographie des lieux, la durée n’en reste pas moins intacte, avec à chaque fois des surprises et du fun durant les combats.

L’arsenal quasi-militaire des joyeux lombrics ne fait pas le tout, et une multitude d’autres aspects a été incorporée dans les caractéristiques du champ de combat. Le joueur devra donc non seulement veiller à ne pas tomber dans un ravin suite à une explosion, mais devra également se soucier de détails tels que la gravité, car oui je vous le rappelle, nous sommes dans l’espace. Les terrains ont chacun une force de gravité différente, non sans rappeler le fameux Super Mario Galaxy. Cette gravité influera avec plus ou moins d’importance sur la trajectoire des missiles ou sur les sauts en parachute. D’autres variables seront aussi à contrôler, telles que le vent ou la présence de glace. Ce qui tient davantage à du hasard qu’à de la stratégie pure.

Une version Wii ne peut désormais plus se passer de contrôles Wiimote, et qui dit Wiimote dit mouvements. Le Nunchuk ne sera pas nécessaire pour jouer, et le viseur de la télécommande sera utilisé juste au moment de piloter un missile téléguidé vers son point d’impact. Toute action se fait donc par mouvement, avec une panoplie complète de gestuelles pour lancer les armes proposées. Le système s’avère néanmoins délicat et assez déstabilisant dans les premiers moments de jeu, surtout qu’il est demandé dès le départ une maîtrise presque parfaite de la précision lors du lancer des armes.

Tout se joue sur la dose de force injectée avant l’utilisation de l’objet destructeur. Il suffit pour cela d’incliner la Wiimote vers le haut ou vers le bas pour régler le degré de puissance au lancement, et bloquer la dose choisie à l’aide du bouton B. Mais la manœuvre n’est pas si simple que cela, car si on lâche le bouton au mauvais moment, non seulement l’arme n’est pas lancée mais il faut recommencer toute la procédure dès le début. Bien que l’affaire soit maîtrisée à force, les nouveaux joueurs auront très certainement du mal à s’y faire dans un premier temps.

Venons-en maintenant à l’aspect incontournable du jeu : le mode multijoueurs. Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter simultanément sur le même écran. Car si le mode solo est bien amusant et n’a rien à se reprocher, un affrontement de Worms à plusieurs reste sans égal. Cependant, il est regrettable de constater que finalement le mode online annoncé en grandes pompes par THQ a disparu du menu du jeu. Un triste constat lorsque beaucoup de joueurs misaient justement sur le jeu à distance.

D’autre part, six nouveaux mini-jeux viennent orner l’ensemble du titre. Le contrôle à la Wiimote est un vrai régal, avec quelques contenus déblocables. Même si les mini-jeux sont défoulants dans l’ensemble, cela reste tout de même un bonus dont on se lasse assez rapidement. C’est sans compter sur un éditeur de niveaux inclus, ainsi que la possibilité de customiser les asticots à loisir, avec de multiples accessoires tels que des casques, des voix, ou même la danse de victoire des asticots. Impossible de s’ennuyer, avec les Worms.

Worms : L’Odyssée Spatiale se faufile ainsi dans la lignée des Worms traditionnels, avec quelques petits arrangements pour coller à l’ambiance spatiale du titre de la Team 17. Après tout les lombrics ne finiront jamais de s’entretuer à coups de grenades et de lance-missiles, et la Wii n’est pas prête à dire adieu à ces chers asticots que l’on retrouvera peut-être bientôt dans un nouvel opus, doté d’un mode online cette fois.

Verdict : 14/20
       1 commentaire
Posté par Arthur, le vendredi 02 mai 2008. 

 Commentaires

Posté par marcosonic2 le samedi 03 mai 2008 à 12:47



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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