Test

 The House of the Dead 2 & 3 Return

Les zombies reviennent sur Wii. Après un Resident Evil : Umbrella Chronicles exclusif sur Wii et un Ghost Squad tout droit sorti des bornes d’arcade, les jeux de tir font peau neuve sur la console de Nintendo. La preuve même en est aujourd’hui avec la série The House of the Dead, qui voit son second et troisième opus compilés dans un unique jeu surnommé Return. Le but est simple : dégommer le plus de terrifiants zombies possible, prêts à vous massacrer si vous n’envisagez pas de leur faire subir le même sort avant.

Côté scénario, rien de plus classique pour chacun des deux opus. Vous vous transformez en agent spécial travaillant au service du groupe AMS, et votre mission ne sera autre que de combattre une invasion de créatures, ainsi que de délivrer accessoirement vos compagnons G et Rogan menacés de mort imminente. En somme, rien de nouveau n’est apporté à cette compilation sur Wii, et l’on passe vite la cinématique de départ pour entrer dans le vif du sujet.

Similaire à de nombreux autres titres dans le genre, House of the Dead est un jeu de tir sur rail à la première personne. Il n’y aura donc pas besoin de piloter le joueur et tirer sur les ennemis simultanément. De temps en temps il est proposé au joueur de choisir un chemin à explorer parmi deux possibles, mais rien de plus en ce qui concerne le côté aventures du jeu, ou plutôt des deux jeux.

Le manque de mouvements ne fait cependant pas obstacle au contenu même du titre, puisque tout le temps sera consacré à exploser les monstres, que ce soient de simples zombies, des chauves souris enragées, ou encore des grenouilles mutantes. A tout cela le joueur est aussi confronté à une poignée de bosses qui se pointent régulièrement au cours de la partie. Chacun comporte son point faible, et ce sera à vous de trouver le talon d’Achille pour mettre à terre la bête géante.

Malgré leurs âges respectifs, le second opus étant sorti en 1998 sur Dreamcast et le troisième en 2003 sur Xbox, les deux House of the Dead restent corrects graphiquement. Néanmoins les développeurs n’ont pas vraiment pris la peine de dépoussiérer l’aspect visuel de certains décors, préférant l’originalité du jeu plutôt qu’à son amélioration. Si le troisième opus se rapproche davantage de nos graphismes actuels, le numéro deux laisse tout de même perplexe les amateurs de sang, qui n’y verront qu’une vulgaire flaque rouge uniforme sur le cadavre du zombie.

Les décors ont toutefois été travaillés, même si ce trait caractéristique du jeu relève davantage du travail des développeurs originaux plutôt que celui des remasteriseurs. Les nombreux effets visuels et sonores ne manquent pas, avec une mention spéciale pour le fameux cri « reload » d’anthologie. Les hiboux laissent par exemple voler leurs petites plumes lorsqu’on leur tire dessus, tandis qu’une course poursuite pour échapper à un zombie affamé vaudra de superbes destructions de bâtiments et une massue faite de crânes humain qui peut à tout instant vous assommer avec finesse.

Les scènes d’action restent une pure tuerie, et le joueur n’aura pas de mal à éprouver une certaine jouissance à l’égard du fusil à pompe dans le troisième House of the Dead. Après tout, un trou béant dans la poitrine d’un zombie n’a jamais fait de mal à personne. Mais puisque massacrer à longueur de journée nous laisse un peu sur notre faim, les développeurs ont prévu un mode de difficulté supplémentaire à débloquer. Baptisé Extrême, ce mode sera – comme son nom l’indique – le plus difficile de la partie, et ne pourra être débloqué qu’une fois les deux jeux terminés.

Si le mode solo est bien sympathique, aucun doute là-dessus, un mode multijoueur n’est pas déconvenu, et le jeu s’avère beaucoup plus amusant lorsqu’un ami se joint à la mêlée en coopération. D’autre part, le Wii Zapper est également le bienvenu. Même si la Wiimote reste entièrement immersive et adaptée aux jeux de tir, un gun en bonne et due forme ajoute toujours une dose de fun appréciable durant la partie. Attention toutefois à bien régler le contrôleur, quel qu’il soit, car toute la précision et les réflexes seront indispensable pour mener à bien la mission. Un calibrage du viseur avant et pendant la partie est d’ailleurs possible pour optimiser à fond les séquences de tir, à chaque fois délicates et toujours plus intenses au cours de l’aventure.

Sega a visiblement décidé dépoussiérer ses cartons et de rééditer des titres qui ont fait la gloire de la belle époque, l’époque de l’arcade et de la Dreamcast. Aujourd’hui un autre jour se lève, celui de la nostalgie pour les uns, de découverte pour beaucoup d’autres. En tout cas la Wii accueille avec joie et à petit prix deux jeux de tir sur une seule et unique galette, et malgré ses imperfections, le massacre de zombies recèle toujours autant d’intérêt dix ans après.

Verdict : 13/20
       2 commentaires
Posté par Arthur, le lundi 21 avril 2008. 

 Commentaires

Posté par Basque le lundi 21 avril 2008 à 12:04
Posté par marcosonic2 le jeudi 24 avril 2008 à 20:58



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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