Test

 Ghost Squad

Ghost Squad profite du succès du Wii Zapper pour se profiler parmi les jeux Wii pour lesquels il est intéressant de jeter un coup d’œil. Adapté de la version arcade, ce jeu de pur tir n’a pourtant pas besoin du Wii Zapper pour faire son charme, même si l’accessoire de Nintendo va à merveille avec le titre de Sega, le tout pour moins d’une cinquantaine d’euros. Un jeu sans profondeur mais sans prétention non plus, voici de qui en est de Ghost Squad sur Wii.

L’histoire vous lance dans une série de missions, en incarnant un commando d’élite appelé Ghost Squad, chargé secrètement de sauver le monde contre les détenteurs du mal. A travers les trois univers différents que vous explorez, le but ultime est de rétablir la paix, c'est-à-dire ce pour quoi l’ONU vous a engagé dans le commando Ghost Squad : prise d’otages, désamorçage d’une bombe, et tout ce qui tourne autour des actions bêtes et méchantes bien connues des films d’action typiquement hollywoodiens. Une trame finalement semblable à The House of the Dead, où il est impossible de se déplacer dans l’espace pour shooter l’adversaire puisque Ghost Squad est avant tout un jeu de tir sur rail respectant les règles du genre.

Tout au long de l’aventure, qui au total ne dépasse pas plus d’une heure de jeu la première fois qu’on y joue, le chemin est parsemé de bonus permettant d’égayer la partie. Seulement trois types de terrains seront à nettoyer : une sorte de chalet tout en bois, kidnapping sur un vol de la Air Force One, et une dense jungle. Quoique très intense et sans relâche, les niveaux paraissent très courts finalement, mais les développeurs de chez Sega savent d’avance que les joueurs ne se satisfont pas d’un tel maigre contenu.

Pour donner un peu de vie au simple tir à son état primaire, il sera possible par exemple de récolter des suppléments de vie, et près de vingt-cinq armes différentes : mitrailleuses, fusils, fusils à pompe, sniper, pistolet… Il y en a pour tous les goûts et toutes les formes, et surtout contre chaque ennemi. Leur acquisition se fait grâce aux scores atteints au bout de chaque mission. De plus, le jeu propose plusieurs alternatives et passerelles permettant de choisir plusieurs types de fin de jeu, ce qui fait que même avec une courte histoire, chaque nouvelle partie recommencée peut mener à des fins totalement différentes.

Un mode multijoueur à quatre a également été inclus. Pas de mode online cependant, ce serait trop en demander, mais toutefois un classement en ligne permettant de comparer nos scores à ceux des autres joueurs. Une initiative qui peut s’avérer intéressante si l’on veut savoir à quel niveau on se trouve par rapport aux autres possesseurs de Ghost Squad, et un moyen nous encourageant à persévérer dans nos scores.

A côté de cela, Sega ne nous propose pas vraiment grand chose à voir de plus. Les bonus sont un bon complément au mode campagne, mais en aucun cas un élément capable de nous tenir en haleine des heures durant. Les quelques nouveaux costumes déblocables, tels que le bikini ou le déguisement ninja, pourront nous faire sourire en voyant les ennemis nous menacer en peignoir. L’expérience se révèle cependant être lassante à la longue, puisque les terrains et environnements ne se renouvellent pas, tout comme les ennemis qui se ressemblent tous curieusement.

Côté défauts, c’en n’est pas fini : les graphismes auraient eux aussi besoin d’une légère retouche. La version arcade sortie en 1999 n’est pas belle en soi, mais semble un peu plus propre avec un balayage de l’écran plus rapide que celui de la version Wii. Le moins que Sega aurait pu faire est de s’adapter aux graphismes actuels, même si la console de Nintendo ne se bat pas sur ce domaine. La bande son a beaucoup moins de choses à se reprocher, avec une musique à la hauteur de Virtua Cop pour les connaisseurs, et des bruitages dans la norme des jeux de shoot.

Ghost Squad est finalement une bonne adaptation du jeu arcade du même nom, si ce n’est que les boutons ont été remplacés par une Wiimote, ou bien un Wii Zapper puisque telle est la mode. Resident Evil et Link's Crossbow Training ne sont d’ailleurs plus en monopole sur l’accessoire de Nintendo. Sega a su jouer entre qualité technique et prix de vente de son titre, et comme on pouvait s’y attendre le résultat n’est pas des plus brillants. Les fans de tir seront tout de même largement satisfaits, c’est l’essentiel.
Verdict : 13/20
       2 commentaires
Posté par Mike, le samedi 29 mars 2008. 

 Commentaires

Posté par twixxxy-killer le samedi 29 mars 2008 à 21:31
Posté par marcosonic2 le jeudi 24 avril 2008 à 22:43



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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