Test

 Bomberman Land

Les jeux appartenant à la série Bomberman devraient apporter ce qu’ils savent faire le mieux : nous donner l’occasion de faire sauter à coups de bombes tout ce qui entrave votre chemin, y compris bien sûr vos féroces adversaires. Mais dès que les développeurs de chez Hudson Soft tentent quelque chose de différent, avec un scénario bateau ou de la 3D intégrée, le résultat n’est pas flagrant. C’est le cas du dernier titre sur Wii, Bomberman Land.

Oui, l’intouchable est touché. Le dernier volet de Bomberman en date sur la console de Nintendo fait faille. Car en voulant donner une touche de nouveauté, à l’image de la plateforme qui le supporte, ce jeu comporte à notre regret un scénario banal et des mini-jeux ennuyeux. Heureusement toutefois que le mode Battle n’a pas été rayé des menus du jeu. Un mode qui a fait les beaux jours de la série Bomberman, d’ailleurs.

Tout d’abord le joueur en apprend beaucoup sur le scénario. Non pas parce que l’histoire est passionnante, mais parce que le jeu refuse tout simplement de sauter les cinématiques. Alors même si vous n’en avez rien à battre des méchantes bombes qui font du mal aux gentilles bombes, vous n’avez pas d’autre choix que d’écouter les interminables dialogues. Un solide lavage de cerveau qui n’aura d’intérêt que la malencontreuse destruction de votre Wii si vos nerfs ne s’avèrent pas assez vigoureux pour supporter une telle mascarade.

Passé ce moment d’hésitation sur la réelle qualité du titre de Hudson Soft, on découvre enfin un menu concret, qui présente tous les chemins pour accéder aux différentes zones de compétition. Plusieurs mini-jeux seront à votre disposition dès le départ pour vous entraîner. Mais pour accéder à l’ensemble des plateaux de jeu, il va falloir collecter des points acquis lors des victoires au cours du jeu en solo. Grâce à ces points, il est même possible de customiser votre Bomberman en achetant de nouvelles tenues qui donnent du style aux personnages.

Une fois la zone de combat choisie, le joueur s’apprête donc à commencer un tournoi comportant une série de manches. Chaque zone se voit attribuée un nombre de manches, et chacune d’elles requiert des points. D’où la nécessité de débloquer certaines zones avant d’en attaquer de nouvelles, un party-game classique en somme. A la fin des manches, votre score comparé à celui de vos adversaires vous permet de monter dans la zone plus difficile en cas de succès, se voir rétrograder en cas d’échec, et un score moyen vous obligera à recommencer avec la difficulté du moment. Un tel système de jeu est donc plus qu’encourageant pour améliorer sans cesse vos scores.

Quand vient enfin le moment tant attendu de se retrouver dans l’arène, votre Bomberman se retrouve sur l’un des quatre coins de l’écran, entouré de blocs qui ne pourront être détruits que par l’explosion des bombes que vous êtes capables de lâcher. Lors de leur disparition, quelques blocs laissent place à des items, par exemple une force des flammes plus forte ou plus faible, une vitesse de déplacement accélérée ou ralentie, etc… C’est à vous de sélectionner et utiliser à bon escient chaque item collecté.

Certains blocs ne pourront par ailleurs pas être détruits, ils sont considérés comme des obstacles parfois bien utiles pour se cacher derrière une déflagration imminente. Car le gros piège, aussi bien pour le joueur néophyte que l’expérimenté, est de tomber sous les flammes du bombe. Ces flammes se propagent horizontalement et verticalement à plus ou moins forte longueur, en fonction des items collectés par le personnage qui les lâche. S’il vous arrive de vous situer dans la colonne ou la ligne concernée par l’explosion, il est vital pour votre Bomberman de rester à l’écart de la déflagration qui arrivera quelques secondes après le lâcher de la bombe. La série Bomberman est donc un bon jeu de réflexion, qui perdure depuis des années déjà selon ces mêmes règles. Bomberman Land ne déroge ainsi pas à la norme.

Plus techniquement, la présentation graphique de Bomberman Land nous laisse un peu sur notre faim. Les seuls détails qui distinguent les personnages sont leurs yeux, avec sourcils froncés ou pas, et leurs costumes variés. Autrement les différents protagonistes du jeu sont cruellement identiques. Les actions et différents mouvements sont en partie réalisés en 3D, mais n’apportent pas véritablement de contenu nouveau. Côté son l’aspect ressenti est la plupart du temps la monotonie et la fadeur de la bande sonore, et les bruitages restent finalement répétitifs, comme on peut s’en douter au bout de quelques moments de jeu.

Malgré toute cette pléiade d’inconvénients Bomberman Land n’est pas une déception totale, et ce, grâce au magnifique mode Battle. Jusqu’à quatre joueurs peuvent s’affronter simultanément sur un plateau dans une manche de combat classique. Les combattants sont éliminés un par un durant les fracassantes batailles à coups de bombes, pour n’en rester qu’un.

Avec un peu plus d’imagination, Bomberman Land aurait pu être un titre à ne pas contourner sur Wii. Mais quoiqu’il en soit, cet énième épisode de Bomberman se solde par une déception. Malgré son prix réduit, si vous envisagez d’acheter Bomberman Land sur Wii uniquement pour le fameux mode Battle, il y a bien moins cher pour la presque la même chose, sur Virtual Console par exemple. D’ailleurs un nouveau Bomberman est déjà prévu pour l’été 2008 au Japon. Alors à moins d’être un fan inconditionnel de la série, auquel cas vous avez déjà une collection déjà bien remplie, passez votre chemin.
Verdict : 12/20
       3 commentaires
Posté par Arthur, le dimanche 23 mars 2008. 

 Commentaires

Posté par Donkey_Kong le dimanche 23 mars 2008 à 22:17
Posté par twixxxy-killer le mardi 25 mars 2008 à 18:22
Posté par marcosonic2 le jeudi 24 avril 2008 à 23:26



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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