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 Battalion Wars 2

Si le premier volet paru sur Gamecube n’avait pas convaincu tout le monde, les développeurs de chez Kuju Entertainment n’ont pas hésité à reprendre le travail, modifier certains aspects, recréer l’ambiance fun de départ en y ajoutant quelques modalités qu’on ne regrettera pas. Après de longs mois d’attente, le résultat semble enfin être convaincant, voyons donc ce qu’il en est de ce second opus de Battalion Wars en exclusivité sur Wii.

Tout commence lorsque l’Empire de l’aube déclenche une arme dévastatrice qui tire sa force dans la puissance du soleil, visant à anéantir les armées du seigneur de Fer, ce dernier voulant écraser les nations libres du monde. Plusieurs siècles plus tard c’est à un nouveau dictateur, le duc Vlad, de prendre d’assaut la paix du monde. Une vaste guerre s’ensuit en Xylvanie, il s’agit là du combat qui a lieu dans le premier Battalion Wars. Aujourd’hui, il semblerait bien que l’Empire de l’Aube soit en train de construire une nouvelle arme destructrice. C’est là que vous intervenez, durant le combat des Iles Angloises qui lancent une attaque préventive contre l’Empire.

Battalion Wars 2 est un savant mélange entre stratégie et action. Puisqu’il s’agit d’un jeu de guerre à proprement parler, autant proposer deux principaux aspects de cette intense activité. En fait, la stratégie est plus subtile qu’elle en a l’air, car même si ce sont vos supérieurs hiérarchiques qui contrôlent la situation à partir de leurs bases de commandement, sur le terrain c’est bien le joueur qui est maître de la situation.

Tout en incarnant une unité de combat qui fait office de capitaine, vous êtes aussi responsables des autres membres de la division. Ce qui signifie que non seulement vous combattez aux côtés de vos camarades, mais vous pourrez et devrez leur assigner des ennemis à neutraliser, les zones à nettoyer, ou encore des tâches précises à accomplir.

Pour cela, il faut pointer les ennemis sur l’écran à l’aide de la Wiimote en appuyant sur Z, puis sélectionner le groupe d’unités assignées à la tâche. Enfin, en appuyant sur A vous leur donnez l’ordre de partir à l’attaque. Telle est donc la formule pour commander votre équipe. Par exemple dans la première mission, une barrière de bambou bloque l’accès aux zones suivantes. Rien de tel que demander aux lance-flammes de s’occuper de la barrière en la brûlant afin de passer de l’autre côté.

Si vous vous sentez d’attaque et impatient d’attendre que les autres fassent le boulot pour vous, il est également possible d’attaquer soi-même les ennemis. Cette possibilité est bien sûr envisageable, d’autant plus que vous faite partie intégrante du commando, et que vous pouvez incarner n’importe quelle unité du groupe, que ce soit des soldats ou des machines, et ce à n’importe quel moment du combat. La seule difficulté, s’il doit y en avoir une, c’est le choix du type d’unité à contrôler, en fonction du rapprochement face à l’adversaire. Inutile par exemple d’incarner un simple fusilier si l’objectif est de détruire un char lourd.

La prise de contrôle des unités est d’autant plus amusante lorsqu’il s’agit d’un important matériel d’assaut, par exemple une pièce d’artillerie au sol, un bombardier aérien, ou même un cuirassé naval. A mesure de l’avancement dans le mode Campagne, les possibilités sont donc grandes ouvertes dans la diversités des outils et des véhicules et engins à piloter en plus des fantassins.

Le second volet de Battalion Wars comporte beaucoup de points en commun, au sens où le système de jeu reste le même, mais quelques détails sont tout de même à signaler par rapport à la version Gamecube sortie en 2005. D’abord, la Wiimote qui permet désormais de viser facilement les ennemis. D’ailleurs, même s’il faut les locker avec le bouton Z pour les abattre, la visée est néanmoins indispensable, car c’est elle qui détermine le temps de tir avant qu’une unité adversaire ne s’effondre et disparaisse, laissant derrière elle une trousse de soins permettant à vos soldats de régénérer leur jauge de vie. Il en est de même pour les véhicules, qui laissent derrière eux un baril d’essence lorsqu’ils explosent.

D’autre part, l’ajout d’une flotte navale dans cet opus Wii se voit couronné d’un grand intérêt, alors que dans le premier volet le combat ne se faisait que sur terre et dans les airs. Les batailles navales sont paraissent bien jouissives lorsque votre frégate met à terre un hélico de transport ou détruit un sous-marin et ses passagers. A ce propos chacun des quatre types d’unités, c'est-à-dire fantassins, véhicules terrestres, unités aériennes et unités navales, peuvent interagir entre elles. Autrement dit chacun peut détruire un type d’unité différent, à condition que ses équipements d’attaque soient suffisamment puissants et efficaces contre l’adversaire.

Mais la crème de tout ce qui se fait actuellement, c’est bien évidemment la présence d’un mode online. Tandis qu’un mode multijoueurs manquait cruellement au premier opus, les développeurs de Kuju ont vu tout de suite plus gros, en intégrant un mode de jeu en ligne. Grâce au Nintendo Wi-Fi Connection, vous pouvez maintenant affronter d’autres joueurs du monde entier, et prendre part à de grandes batailles à plusieurs.

En ce qui concerne le mode Coopération, vous êtes sensé contrôler une division pendant que vos amis en dirigent une autre, tout ceci dans la perspective d’accomplir des objectifs principaux et secondaires indiqués par le jeu, et ainsi vaincre un ennemi commun. L’essentiel est de travailler de manière coopérative et sans coups bas, car la vie de vos unités en dépend. Pour le mode Assault, il s’agit d’accomplir aussi des objectifs donnés, mais la différence est que vous jouez contre le joueur d’en face, et devez partir à l’attaque ou veiller à la défense du champ de bataille en fonction de votre rôle d’agresseur ou bien de défenseur. Dans le monde Escarmouche, le mot d’ordre est simple : chacun pour soi. Le but est de détruire les unités adverses et gagner ainsi des points. Le gagnant est celui qui amasse le plus de points à la fin du temps imparti.

Néanmoins, Battalion Wars 2 n’est pas parfait. Par exemple, l’utilisation du nunchuk propose de sauter et de rouler sur les côtés pour éviter les tirs ennemis. Si cette idée est bonne en soi, car les frappes répétitives à votre encontre ne sont pas rares, l’imprécision est également de mise. Lorsqu’une série d’ennemis se met à vous tirer dessus, le geste réflexe est de faire une roulade. Et bien non, votre soldat n’en fait qu’à sa tête et saute sur place pour prendre un maximum de balles, si ce n’est un tir de canon tout entier. Il aurait peut-être été plus judicieux d’indiquer sur l’écran les boutons à appuyer, cela éviterait les mauvaises surprises.

Côté technique, la présentation n’est peut être pas splendide, mais pour un jeu aux graphismes de type cartoon on n’ose pas demander beaucoup mieux. Battalion Wars 2 est en effet doté de ce qui suffit pour aimer le jeu dans son aspect graphique, notamment les phases de cinématiques. Les environnements semblent d’ailleurs fluides même lors d’intenses moments de combats.

Hormis quelques défauts mineurs, Battalion Wars 2 grimpe à la hauteur de nos attentes. Une suite qui a su profiter des défauts de son prédécesseur pour les corriger et montrer au monde ce dont les développeurs de Kuju sont capables pour immerger le joueur dans de folles scènes de combat, aussi bien sur terre, dans le ciel ou dans la mer. Mais ce qu’aucun n’espérait mieux, c’est un mode online complet et solide, permettant d’exercer nos dons de fin stratège aux yeux des autres joueurs du monde entier. A la guerre comme à la guerre, un bon soldat mérite une récompense. Donc Battalion Wars 2 mérite une récompense.
Verdict : 15/20
       6 commentaires
Posté par Arthur, le jeudi 28 février 2008. 

 Commentaires

Posté par NyKtAlOp3 le dimanche 02 mars 2008 à 19:32
Posté par Donkey_Kong le vendredi 07 mars 2008 à 13:56
Posté par marcosonic2 le jeudi 13 mars 2008 à 17:19
Posté par twixxxy-killer le samedi 15 mars 2008 à 19:57
Posté par twixxxy-killer le samedi 15 mars 2008 à 23:58
Posté par ludo.tct le mercredi 23 juillet 2008 à 10:07



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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