Test

 MySims

Le tant médiatisé MySims sur Wii n’est rien d’autre qu’un Sims avant tout, une expérience qui a réussi à se démarquer des simulations de vie traditionnelles. Mais au lieu de reprendre inlassablement la même formule de jeu, Electronic Arts a sérieusement entrepris une approche différente des Sims. On aurait même pu le confondre avec la série Animal Crossing, ses personnages attachants et son design adouci, si le jeu n’avait pas comporté les nombreux paramètres de la vie quotidienne que MySims nous donne l’opportunité de choisir à volonté, et se créer enfin un « monde parfait ».



Tout commence lorsque le maire de la ville quitte son domaine de pouvoir pour une raison inexplicable. On peut donc s’en douter, la ville tombe en morceaux et perd peu à peu ses habitants qui cherchent leur bonheur autre part. Votre mission, si vous l’acceptez, sera donc de redonner vie et espoir à la cité, lui donner un souffle nouveau avec tout le travail que cela comporte, afin de repeupler la ville de moult Sims intéressés par l’aménagement du terrain que vous leur proposez.



Le joueur d’abord une vaste palette d’outils à sa disposition pour créer et personnaliser son propre Sim. Choisissez la coupe de cheveux idéale, les vêtements à la mode, ou encore le style de voix du personnage, un peu à la manière de la création d’un Mii. Tout est fait pour créer votre Sim idéal. Une fois ceci fait, c’est au tour de votre maison de subir un lifting selon vos propres goûts. En somme, rien ne change à ce niveau par rapport aux volets des Sims précédents.



Enfin, dernière étape qui sera en réalité l’objectif poursuivi tout au long du jeu : attirer le plus de monde possible dans votre ville, faire régner l’ordre mais aussi la joie et les relations entre habitants. Dès lors que certains objectifs sont atteints, vous pouvez débloquer davantage de paramètres pour personnaliser toujours plus l’environnement dans lequel les personnages vont évoluer. Plus votre créativité et votre travail seront acharnés, plus les gens se presseront pour venir habiter dans votre ville qui deviendra petit à petit le paradis terrestre pour Sim.



Mais pour mener à bien les tâches de construction, il faudra d’abord rechercher des essences. Celles-ci peuvent se trouver n’importe où. Par terre, dans un arbre, et partout où vous pourrez mettre un pied sur la carte du jeu. Il y a en a 80 en tout, chacune répartie entre les six catégories : mignonnes, appétissantes, studieuses, intelligentes, lugubres, et enfin amusantes. Mais à quoi servent-elles ? Tout simplement à donner un style à votre objet, une apparence qui correspondra à votre goût ou à celui pour qui l’objet est destiné.



Car tous les objets et constructions que vous effectuerez ne seront pas faits pour votre plaisir, ce serait vite ennuyeux. Pour recueillir les missions à effectuez, passez de temps en temps à l’hôtel, c’est là que les nouveaux venus décideront de planter ou non leur tente dans la ville. Pour cela, faites leur plaisir en construisant la maison de leurs rêves, en tenant compte des essences à votre disposition. Plus vous monterez dans l’estime de leurs envies, plus votre jauge d’étoiles se remplira et vous pourrez débloquer de nouveaux niveaux et accessoires de construction.



My Sims présente, de manière générale, des aspects communs avec les précédents opus des Sims. C’est le cas par exemple pour les interactions avec les divers objets présents principalement dans les maisons, ainsi que les discussions entre Sims dans leur patois incompréhensible. Cependant, il est à noter que parfois le jeu exagère ne serait-ce qu’un peu sur la joie ambiante qui se dégage tout au long de la partie. Tous les Sims sans exception sont heureux, bien évidemment sans raison apparente. Même dans l’intro du jeu les personnages qui vous sourient ne peuvent pas s’empêcher de tomber dans l’allégresse générale au lancement de la partie. Allez savoir pourquoi.



La nouvelle approche familiale d’Electronic Arts, qui profite largement de la stratégie de Nintendo, ne suppose pas ici la perte des avantages d’un Sims plus classique. C’est ainsi que de nouvelles options et petites surprises sont éparpillées à travers la ville. Cependant tout n’est pas si joyeux et diversifié dans MySims, car si le concept est amusant les premières heures, les activités restent somme toute assez limitées. Une fois que vous avez fini de construire un bâtiment ou un objet, vous errez un moment, trouvez une autre tâche, et construisez à nouveau quelque chose d’autre.



Cela ne veut pas dire que le jeu n’a pas son charme. On peut toujours se balader tranquillement dans la ville et entamer une conversation avec n’importe qui, l’envoyer se faire voir, interagir de bonne humeur avec des personnages aussi variés qu’un scientifique fou ou un pirate venu dans le coin pour discuter. MySims comporte une créativité et un contenu sans fin, avec des heures de jeu à la clé. Il s’agit juste de se conformer aux limites de liberté d’action, et à votre propre durée de jeu.



Electronic Arts a fondé la saga des Sims il y a près de huit ans, les consoles de Nintendo font revivre le concept. C’est en effet un bon coup de jeune que prend la série, déclinée en des dizaines de variantes sur la plupart des consoles du marché. Si MySims comportait un mode online, ce serait la cerise sur le gâteau. La cerise n’est pas là, mais le gâteau y est : un style graphique mignon, une durée de vie longue à souhait, et une simulation de vie qui a visiblement de beaux jours devant elle.
Verdict : 15/20
       4 commentaires
Posté par Arthur, le dimanche 23 septembre 2007. 

 Commentaires

Posté par Arthur le mercredi 27 février 2008 à 09:16
Posté par NyKtAlOp3 le jeudi 13 mars 2008 à 21:24
Posté par twixxxy-killer le samedi 15 mars 2008 à 18:27
Posté par dédé le mercredi 08 octobre 2008 à 07:55



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 Citation

"Je pense que les jeux sont le futur de l'éducation"
Edward O.Wilson, professeur à Harvard
Playset : Grand Chelem Tennis
Playset : Let's Tap

 Edito par Arthur

Shigeru Miyamoto, illustre créateur de nombreux personnages Nintendo, semble à la traîne au niveau technologie. Non pas que l'un des maîtres du jeu vidéo ne sache pas télécharger, mais c'est loin d'être sa préférence. Il n'est pas ici question de téléchargement illégal, mais simplement du commerce culturel dématérialisé. Le WiiWare en est d'ailleurs un parfait exemple.
"Le divertissement ne doit pas devenir quelque chose d’uniquement numérique". C'est ce qu'a affirmé Miyamoto dans une interview au journal californien Mercury News. Jolie phrase, dans une société où tout s'explique par binaire. Mais est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ? Difficile d'y croire, lorsque l'économie numérique représente le premier débouché de la crise pour de nombreux spécialistes, et un véritable vivier d'emplois pour le futur.
Le papa de Mario ajoute : "Personnellement, je suis l’un de ceux qui, même si j’ai téléchargé toutes les chansons d’un album sur iTunes, j’achèterais quand même le CD. Je me sens plus rassuré avec un média physique". Il est vrai que la musique est dématérialisée depuis des années, avec le développement de plateformes comme iTunes ou Deezer. Alors qu'en est-il du jeu vidéo ? La question du numérique demeure très récente, depuis l'apparition de services online pour chaque console.
"Si je regarde le WiiMotion Plus, c'est quelque chose que vous ne pourriez pas distribuer de manière numérique. En fait, nous ne voyons vraiment pas le futur du jeu vidéo confiné dans la distribution digitale. Nous ne voyons pas la majorité de nos produits distribués de cette façon". Bref, Miyamoto promet que les joueurs devront se déplacer et acheter la boîte de leur jeu. Les magasins Micromania ont encore de beaux jours devant eux.

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